Manche Est-mer du Nord

La façade maritime Manche Est-mer du Nord s’étend sur 1 022 km, de la frontière belge au golfe anglo-normand, en limite de la Bretagne. Elle compte 7 des 26 départements métropolitains de bord de mer et 2 des 8 régions littorales : Hauts-de-France et Normandie.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire remercie Thalassa et son équipe pour le prêt des images.

Zone exiguë et ventée, aux forts courants et aux fonds peu profonds, la façade accueille le quart du commerce mondial et les deux tiers du trafic portuaire français, dont 60 % du trafic passagers national au titre du transmanche, notamment grâce à l’attractivité de ses trois grands ports maritimes : Dunkerque, Le Havre et Rouen. Elle présente la plus forte concentration de navires de pêche français et européens et constitue le second bassin conchylicole européen. Cette façade abrite plus de la moitié des projets identifiés d’énergies marines renouvelables en France. 30 % de sa zone maritime est couverte par des aires marines protégées et elles comptent plusieurs sites emblématiques comme les deux caps, la baie de Somme, les plages du débarquement ou la baie du Mont-Saint-Michel. Elle fournit près de 20 % de la production nationale de granulats marins. Enfin, la façade est le lieu d’activités militaires en mer, de bases navales et aéronavales ainsi que de plusieurs sites industriels de défense.

Plus que tout autre façade, Manche Est-mer du Nord insère son activité et ses coopérations dans une vision internationale, bouleversée en profondeur par la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit).

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Ce qui est important pour l’avenir

Manche Est-mer du Nord dispose d’un tissu portuaire et industriel très diversifié, confronté aux défis de la modernisation et de l’entretien des accès et des infrastructures des ports afin de les adapter à l’évolution des modes de transports et des activités maritimes.

L’accroissement de la compétitivité des ports de la façade dépend de la consolidation des interconnexions entre réseaux de transport maritime, ferroviaire, fluvial et routier, notamment le long de l’axe Seine et entre celui-ci et le Nord.

Le maintien d’un haut niveau de sécurité maritime et portuaire est indispensable, ainsi que de sûreté des ports et des espaces maritimes, dans un contexte d’accroissement du risque terroriste et de durabilité du phénomène migratoire.

Les professionnels de la pêche sont confrontés à la concurrence de flottilles étrangères et sont très sensibles à la multiplication des contraintes liées à la coexistence avec de nouveaux usages (hydrolien ou éolien en mer par exemple) ainsi qu’à la mise en place de nouvelles obligations, notamment environnementales.

Les activités conchylicoles et aquacoles ont besoin de disposer de larges espaces côtiers.

Pêche et aquaculture dépendent de l’amélioration de la qualité des eaux littorales et marines.

Les produits de la mer nécessitent de mettre en place des processus efficaces de valorisation, depuis leur récolte jusqu’à leur commercialisation.

Manche Est-mer du Nord bénéficie de facteurs favorables au développement des projets d’énergies marines renouvelables (régime des vents et présence de forts courants) nécessaires à la mise en œuvre de la politique de transition énergétique.

Elle doit concilier ces atouts pour les énergies marines renouvelables avec des facteurs limitants que sont la multiplicité des usages et les impératifs de préservation de la sécurité maritime et d’acceptabilité sociale des projets, ainsi qu’à l’impératif de protection des écosystèmes.

La façade est le principal fournisseur en granulats et matériaux destinés au secteur du bâtiment et des travaux publics. Les conditions d’extraction de granulats marins doivent être responsables tant au plan environnemental que du point de vue de la conciliation avec les autres usages.

L’adaptation des parcours de formation professionnelle maritimes aux enjeux présents et futurs des différentes filières de l’économie bleue est nécessaire. Elle doit permettre de disposer sur la façade maritime des acteurs ayant les connaissances et les compétences nécessaires pour y ancrer l’activité économique maritime et portuaire.

Le Brexit aura des conséquences sur la pêche professionnelle et sur la fluidité des trafics portuaires de marchandises et de passagers.

Il est facteur d’incertitude et revêt un caractère majeur pour la façade Manche Est-mer du Nord compte tenu de la densité de ses relations avec le Royaume-Uni.

Il met en lumière la nécessité de parvenir à une délimitation des frontières entre la France et les îles anglo-normandes de Guernesey et d’Aurigny dans un contexte de multiplication des projets liés à l’énergie en mer.

Les milieux marins et le littoral sont soumis à de fortes pressions anthropiques. De nombreuses aires marines protégées sont déjà en place (45 zones de protection de la biodiversité marine aux statuts juridiques divers couvrent aujourd’hui plus de 30 % des eaux de la façade).

Le bon état écologique est propice au développement du tourisme littoral et de la plaisance côtière et permet la pratique responsable des loisirs nautiques.

L’accélération de l’érosion côtière et le renforcement du risque de submersion marine dans le contexte du changement climatique nécessitent la mise en place d’une stratégie de gestion du trait de côte.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire propose une vision en 2030

En 2030...

La façade Manche Est-mer du Nord est une porte de l’Europe et ses ports ouvrent l’économie du continent sur le monde. Les conditions sont bonnes pour la sécurité de la navigation et la prévention des pollutions accidentelles du milieu maritime dans le premier détroit du monde.

La protection de l’environnement marin et le bon état écologique des milieux constituent une opportunité pour la réussite des évolutions économiques et industrielles de la façade. Le développement durable des activités qui structurent l’économie de la façade est garanti par une gestion durable des ressources, le respect des normes environnementales et une résilience améliorée de l’espace côtier aux risques naturels.

Un cadre existe pour un développement des énergies marines renouvelables en synergie avec les activités existantes, qui lui permet d’être en pointe en la matière. Principal fournisseur en granulats et matériaux destinés au secteur du bâtiment et des travaux publics, elle offre des conditions responsables d’exploitation de cette ressource.

Par la diversification des activités de pêche, la façade assure le maintien des ressources vivantes et leur exploitation raisonnée, depuis l’approvisionnement jusqu’à la commercialisation. La pêche et l’aquaculture sont des marqueurs sociaux des territoires de la façade. La transformation des produits de la mer est un savoir-faire reconnu de la façade. Elle devient une référence en matière d’aquaculture.

La façade valorise son fort potentiel touristique littoral vis-à-vis des métropoles européennes proches. L’ouverture aux nouveaux loisirs littoraux et nautiques et le dynamisme de la plaisance, le plus souvent fondé sur l’économie collaborative, y permettent le développement des industries nautiques.

La façade s’appuie sur son réseau d’acteurs de la recherche et de la formation supérieure, pour développer une capacité de médiation scientifique sur l’ensemble des problèmes de connaissance intéressant le milieu marin. Elle a renforcé l’attractivité de son dispositif de formation initiale et continue, et l’adapte en permanence aux filières émergentes.

Activités et coopérations s’insèrent dans une vision internationale de l’espace de la Manche et de la mer du Nord.

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