Sud Atlantique

La façade Sud Atlantique compte 723 kilomètres de linéaire côtier, de la Sèvre niortaise au nord jusqu’à la frontière franco-espagnole au sud. Elle comprend les 4 départements littoraux de la région Nouvelle-Aquitaine et compte 140 communes littorales.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire remercie Thalassa et son équipe pour le prêt des images.

La façade se caractérise par des milieux naturels variés. Les plages sableuses exposées à la houle en Gironde et dans les landes contrastent avec la mer des Pertuis protégée par les îles, l’enclave lagunaire du bassin d’Arcachon ou encore les côtes rocheuses du Pays Basque, sans oublier la Gironde, plus grand estuaire d’Europe. Ce patrimoine est un élément essentiel de l’attractivité de la façade et aussi l’élément structurant de la diversité des dynamiques environnementales et économiques.

Elle est marquée par la présence de nombreuses activités humaines telles que la pêche, l’aquaculture, les industries navales et nautiques, le tourisme, etc. Ces dernières, conjuguées à une augmentation de la pression démographique génèrent de fortes pressions sur le milieu marin et côtier. Une gestion durable des ressources apparaît donc comme nécessaire pour assurer la viabilité de ces territoires. L’attractivité des métiers de la mer est un élément indispensable au développement de l’économie bleue.

La façade comporte deux grands ports maritimes constituant une porte d’entrée pour les grands flux internationaux : Bordeaux et La Rochelle. La façade comprend également deux pôles portuaires décentralisés : le port de Bayonne et l’ensemble portuaire de Rochefort Tonnay-Charente. Enfin, la façade est le lieu d’activités militaires en mer, de bases navales et aéronavales ainsi que de plusieurs sites industriels de défense.

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Ce qui est important pour l’avenir

Une diversité d’habitats propice au développement de la vie marine : les plus grands herbiers de zostères de France, des récifs d’hermelles, des prés-salés, les grands récifs sous-marins notamment le gouf de Capbreton.

Les panaches fluviaux, dont la Gironde, plus grand estuaire d’Europe, qui sont des secteurs de nourriceries et de frayères privilégiés pour les espèces marines.

La responsabilité de la conservation de l’esturgeon européen, dont le dernier site de reproduction est l’estuaire de la Gironde et la mer des Pertuis.

Le rôle majeur pour le maintien des populations d’oiseaux marins (sites d’hivernage et sites de nidification du bassin d’Arcachon et des Pertuis).

Une zone importante pour les grands cétacés dans le Sud du golfe de Gascogne, qui compte parmi les plus fortes concentrations d’espèces observées en Europe.

Une grande sensibilité du milieu marin côtier à la qualité et la quantité de l’eau douce issue des bassins versants, en particulier pour les nurseries de poissons, les activités conchylicoles et les activités balnéaires.

Sur le linéaire côtier se concentrent beaucoup d’enjeux humains et économiques, patrimoniaux et culturels. L’accroissement de populations et d’activités rend le littoral plus vulnérable aux risques, avec une forte exposition au risque de submersion marine au Nord de la Gironde et une côte en érosion au Sud.

Maintien et développement économique durable d’une pêche préservant la ressource halieutique, activité conchylicole très développée (importantes zones ostréicoles sur la côte de la Charente-Maritime et sur le bassin d’Arcachon) dépendant du bon état des masses d’eau côtières.

Des activités portuaires qui génèrent de nombreux emplois directs et indirects, représentant une grande diversité de métiers de services aux navires ou aux marchandises, et industriels, mais qui restent tributaire du lien avec leur rayon d’action à terre au travers des infrastructures de transport terrestre.

Un potentiel pour les énergies marines renouvelables à explorer, des projets, comme celui d’un champ d’éolien posé au large d’Oléron, à concilier avec les autres activités en mer.

Un secteur des industries navales et nautiques fortement exportateur, très sensible à la conjoncture internationale. Le site majeur de l’industrie de la glisse de la côte basco-landaise.

Le tourisme est une ressource économique importante mais nécessite la mise en place d’une démarche de développement durable afin de concilier préservation des espaces et des ressources naturels avec les capacités des infrastructures et la fréquentation touristique.

Le maillage territorial des structures universitaires et scientifiques à l’échelle de la région Nouvelle-Aquitaine constitue un atout majeur pour le développement de la connaissance sur les milieux marins et les nouvelles technologies.

Un patrimoine culturel très diversifié (phares, stations balnéaires, villages ostréicoles, navires historiques, patrimoine sous-marin, etc.) et de nombreux sites classés au titre d’un intérêt paysager, artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque (ex : étangs girondins et landais, dune du Pilat, île aux Oiseaux, corniche basque, île de Ré…).

Le ministère de la Transition écologique et solidaire propose une vision en 2030

En 2030...

La solidarité entre l’amont et l’aval permet d’avoir une eau douce propice, en quantité et en qualité à la sortie des bassins versants, aux nurseries de poissons et aux activités d’élevage d’huîtres et de moules. Les activités balnéaires profitent de la bonne qualité de l’eau de mer.

Le bon état écologique est atteint, les espaces littoraux et marins d’exception sont préservés grâce aux aires marines protégées et au nombre élevé de sites classés. Ce patrimoine est un élément essentiel de l’attractivité de la Nouvelle-Aquitaine. La gestion des milieux naturels au plus près des territoires est un puissant facilitateur pour leur protection et pour la réduction des conflits d’usages.

Le territoire de la Nouvelle-Aquitaine s’est positionné en pointe sur la question de la gestion des risques littoraux et de la résilience des territoires côtiers, limitant ainsi les risques et sécurisant les activités littorales.

La façade est riche de nombreuses activités maritimes et littorales qui s’y déploient, génératrices d’emplois. Les filières motrices de la construction navale, du transport maritime, du nautisme et du tourisme balnéaire ainsi que celles des productions primaires, emblématiques de la Nouvelle-Aquitaine – ostréiculture et pêche – représentent de réelles opportunités en termes d’emploi. Leur inscription résolue dans le processus de la transition écologique et énergétique, notamment pour le renouvellement des navires de pêche, a été un facteur favorable à la consolidation du tissu socio-économique et au dynamisme de la démographie et de l’emploi.

Les énergies marines renouvelables contribuent aux objectifs nationaux de la transition énergétique au travers des projets d’éolien en mer, et explorent le houlomoteur et l’hydrolien estuarien.

Les ports sont les supports de projets structurants et de l’innovation et vecteurs de densification industrielle. Ils bénéficient en 2030 d’une synergie entre eux et de l’amélioration des connexions à leur arrière-pays – en particulier par la voie ferrée – au travers d’une approche intégrée dans la gestion des flux et des projets.

Les synergies entre les acteurs scientifiques et la société civile (professionnels de la mer, associations, clubs sportifs…) sont un atout pour le partage et le développement de la connaissance des milieux marins. Les liens entre la communauté scientifique et le monde industriel se sont renforcés, les innovations dans le domaine maritime permettent le développement de nouvelles filières (biotechnologies) et la mutation des filières traditionnelles et la façade Sud-Atlantique a conforté sa place de leader en recherche et développement pour la filière nautique et de la glisse.

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